PROBLEMATIQUE

L’objectif de l’anesthésiste est de rendre le patient dans un état cognitif et physique identique à son état préopératoire.  En raison des progrès chirurgicaux et sous l’effet du vieillissement de la population, le devenir neurologique des patients opérés représente un challenge grandissant pour le clinicien.

D’un côté le risque de délirium et de déclin cognitif postopératoire  est multiplié par deux tous les dix ans à partir de l’âge de 60 ans, de l’autre la catégorie des patients opérés de plus de 80 ans est celle qui croît le plus vite. Les facteurs prédisposant au déclin cognitif sont maintenant relativement connus, et il est notamment démontré qu’un sujet de plus de 65 ans, présentant un état de fragilité préopératoire, un état vasculaire altéré, un diabète, une dyslipidémie, une insuffisance rénale chronique ou des antécédents d’accidents vasculaires transitoires ou constitués sont autant d’éléments qui font craindre un dommage cérébral peropératoire. A cela vient s’ajouter l’ampleur du geste chirurgical, sa durée, les larges variations de conditions de charges liées aux pertes sanguines durant la procédure, pouvant dépasser les capacités d’autorégulation cérébrale, être à l’origine d’un dommage irréversible. Les complications neurologiques constituent ainsi la première complication du patient de plus de 65 ans dans nombre de chirurgies.

La survenue de deliriums et de déclins cognitifs impactent directement le potentiel de réhabilitation postopératoire, la mortalité hospitalière et les fonctions supérieures des patients à long terme[i]. Ils diminuent la qualité de vie et accélèrent la perte d’autonomie des patients concernés[ii][iii][iv].

Afin d’optimiser la prise en charge neurologique des patients les plus vulnérables,  le clinicien nécessite une solution de surveillance cérébrale permettant une individualisation de la prise en charge anesthésique des patients fragiles.

CHIFFRES CLÉS

N°1

complication de l’opéré de plus 65 ans

+50K€

coût moyen (hospitalisation, institutionnalisation, soins de longue durée…)

 

x2

mortalité hospitalière

+7jrs

durée moyenne de séjour hospitalier

[i] Maria Lundström RN 2003. Dementia after Delirium in Patients with Femoral Neck Fractures. Journal of the american geriatric society
[ii] Jane S. Saczynski, Ph.D., Edward R. Marcantonio, M.D. Cognitive Trajectories after Postoperative Delirium. New England Journal of Medecine, 2012<
[iii]Jacob Steinmetz et al. Long-term consequences of postoperative cognitive  dysfunction. Anesthesiology 2009; 110:548 –55
[iv] Levkoff, Arch. Int Med 1992 ; Innouye, J Gen int Med 1998